mercredi 11 juin 2008

Une note de poésie


Dans un recoin du monde,
Un lieu où les rêves se fondent,
Afin que la magie de tous les êtres,
Puisse s'y révéler et y naître.
&
Naquît une splendeur : une Rose,
Elle s'est éclose,
Dans l'éternité,
Toute à sa féminité.
&
Charmant ce lieu,
Elle a conquis les Dieux,
Tant elle est perfection,
Parfums de passion.
&
Son essence à touché,
L'âme du ciel l'étoilé,
Toutes ces senteurs,
L'on émût jusqu'au cœur.
&
Mais ne pouvant s'en approcher,
Le ciel se mit à pleurer,
Versant des larmes de rosée,
Au matin sa robe semblait scintiller.

A partir d’un poème de Lady_Iso

lundi 2 juin 2008

dimanche 1 juin 2008

A vos papilles !

Le restaurant : Spijshuis de Dis à Delft
Ouvert de 17 à 22 h, Beestenmarkt 36, au coeur de la ville.

Que des bonnes choses et même des surprises en dessert !

Un pépite d'or dans votre verre !

La carte est interessante et après plusieurs incurtions dans ce palais du gout, je confirme que les plus exigeants seront satisfait. La cuisine est délicieuse et créative, le service de qualité et l'ambiance agréable.

Par contre n'oubliez pas de réserver : 015 2131782 Site www.spijshuisdedis.com

jeudi 29 mai 2008

La danse des grand-mères, Clarissa Pinkola Estés


Jaquette :

"Il existe une tradition ancienne qui veut que lorsqu'une fille se marie, les vieilles femmes essaient de tuer le marié avant qu'il ne gagne la chambre nuptiale. Et leur arme, c'est la danse."
Quand les "femmes qui courent avec les loups" atteignent la maturité, vient le temps de "la danse des grand-mères". Vivre pleinement, développer sa vision intérieure, écouter son intuition, tel est le message de ces aînées que rien n'arrête. Elles sont une source inépuisable de force vitale et nous transmettent inlassablement un trésor de sagesse.
À travers les mythes et les métaphores, la psychanalyste et conteuse Clarissa Pinkola Estés touche le cœur et l'intelligence des femmes de tous âges.

Extrait

Premier chapitre :

Ah, chère Ame courageuse... Bienvenue... Entre, entre donc... Je t'attendais... oui, toi et ton esprit ! Je suis heureuse que tu aies trouvé le chemin... Viens, assieds-toi auprès de moi. Laissons un peu de côté " toutes ces choses qu'il nous reste à faire ". Nous aurons le temps plus tard. Le jour lointain où nous nous présenterons à la porte du paradis, je t'assure qu'on ne nous demandera pas si nous avons bien manié le balai. On nous interrogera sur la profondeur de l'existence que nous aurons choisi de vivre plutôt que sur le nombre de " broutilles essentielles " par lesquelles nous nous serons laissé déborder. Donc, pour le moment, autorisons-nous quelques calmes pensées avant de reparler du monde et de son tumulte... Installe-toi sur cette chaise. Elle me paraît convenir à ton corps précieux. Bien. Maintenant, prends une longue inspiration... Laisse tes épaules retomber, retrouver leur forme naturelle. N'est-ce pas agréable de respirer cet air pur, tout simplement ? Inspire encore. Voilà... Je t'attends... Tu vois ? Tu es plus calme, maintenant, plus présente. J'ai allumé le feu juste pour nous ; il brûlera jusqu'au bout de la nuit, assez longtemps pour accompagner toutes les " histoires dans les histoires " à venir. Accorde-moi quelques instants, le temps de finir de nettoyer la table avec de la menthe fraîche. On va sortir le beau service et boire ce qui est réservé " aux grandes occasions ". Les " grandes occasions ", ce sont en fait celles que l'âme préside. Tu as remarqué ? Cette tendance à trop vouloir " réserver ", c'est la façon un peu grognon qu'a le moi de faire savoir que pour lui, l'âme ne mérite pas qu'on mette chaque jour les petits plats dans les grands. Eh bien si, elle le mérite. Restons donc assises ensemble, comadre 1, rien que nous deux... et l'esprit qui se crée chaque fois que deux âmes, ou plus, se réunissent dans l'attention et le respect mutuels, chaque fois que deux femmes ou plus parlent " des sujets qui comptent vraiment ". Ici, dans ce refuge à l'écart de tout, l'âme est autorisée... et encouragée à dire le fond de sa pensée. Ici, ton âme est en bonne compagnie. Ici, à la différence du monde extérieur, ton âme est en sécurité. Détends-toi, comadre, ton âme est en sécurité. Si tu es venue me voir, c'est peut-être parce que tu souhaites vivre de manière à connaître le bonheur d'" être jeune dans la vieillesse et vieille dans la jeunesse ", comme je le dis, c'est-à-dire à avoir en toi un bel ensemble de paradoxes maintenus dans un équilibre parfait. N'oublie pas que le terme paradoxe est à prendre au sens d'idée contraire au sens commun. Cela s'applique à la grand-mère, la gran madre, la plus grande des femmes, car elle est en train de devenir une femme sage, qui assure la cohésion des capacités de la psyché profonde, illogiques en apparence, mais fondamentalement empreintes de grandeur. Ces grands attributs paradoxaux sont, globalement : posséder la sagesse tout en cherchant sans cesse à apprendre ; être à la fois spontanée et fiable ; follement créative et constante ; audacieuse et vigilante ; entretenir la tradition et posséder une authentique originalité. Tu verras, je l'espère, que tu possèdes dans une certaine mesure tous ces attributs, que ce soit en puissance, en partie ou intégralement. Si tu es intéressée par ces contradictions divines, tu es intéressée par l'archétype mystérieux et fascinant de la femme sage, dont la grand-mère est l'une des représentations symboliques. L'archétype de la femme sage appartient aux femmes de tout âge et il se manifeste de manière unique, sous des formes particulières, dans la vie de chacune d'entre elles. Parler de l'imago profonde de la grand(e) mère en tant que l'un des aspects majeurs de l'archétype de la femme sage n'est pas parler de l'âge chronologique ou d'une étape de la vie féminine. Une grande perspicacité, une grande prescience, une grande paix, une grande expansivité, une grande sensualité, une grande créativité, une grande acuité et une grande audace dans l'acquisition des connaissances, c'est-à-dire ce qui fait la sagesse, n'arrive pas d'un coup, à un certain âge, et ne vient pas se poser comme un manteau sur les épaules d'une femme. Une grande clarté de l'esprit et de la perception, l'amour dans ce qu'il a de plus grand, une grande connaissance de soi, ample et profonde, la sagesse qui croît en finesse au fur et à mesure qu'on l'applique... tout cela constitue toujours " une œuvre en cours " quel que soit le nombre des années. Souvent, c'est à travers les accidents de la vie, envols de l'esprit, erreurs de parcours et nouveaux départs qui interviennent à mi-parcours, ou plus tôt, ou plus tard, que l'on construit la " grandeur ", par rapport au simple " ordinaire ". Ce qui est récolté après la catastrophe ou la bonne fortune... l'esprit, le cœur, le mental et l'âme de la femme le forment, puis le mettent en pratique... jusqu'à ce qu'elle ne soit pas seulement compétente à sa manière paradoxalement sage... mais souvent aussi maîtresse de sa façon de vivre, de voir et d'exister.


Chaque arbre possède sous la terre une version première de lui-même. L'arbre vénérable abrite un 'arbre caché' souterrain, constitué par un réseau de racines vitales qui s'abreuvent en permanence à des eaux invisibles. A partir de ces racines, l'âme cachée de l'arbre fait monter l'énergie afin que sa vraie nature, sage et audacieuse, puisse s'épanouir au-dessus du sol. Il en va de même avec l'existence d'une femme. Malingre ou flamboyante, quel que soit l'état dans lequel elle se trouve en surface... il y a en dessous d'elle une "femme cachée" qui entretient l'étincelle d'or, cette énergie éblouissante, cette source d'âme qui ne tarit jamais. La 'femme cachée' tente toujours de faire remonter cette force vitale... à travers le sol aveugle pour nourrir sa partie haute et le monde à sa portée. Ses périodes d'expansion et de réinvention dépendent de ce cycle. Avez-vous jamais aimé d'amour un arbre ?

Pour les filles et toutes les ainées qui sont la preuve vivante qu’en dépit des dénégations de la société, des peines de cœur, des erreurs de parcours, des chutes et des brulures, l’âme revient toujours à la vie, vit encore et avec intensité… pour toutes les filles et toutes les ainées qui savent depuis plus ou moins longtemps que malgré leurs points faibles et les dénégations du moi, elles sont nées avec la sagesse chevillée au corps et à l’âme et que c’est à la fois leur héritage d’or et leur étincelle d’or. Pour toutes les filles et toutes les ainées qui travaillent à l’essentiel, à savoir faire la preuve qu’une femme est comme un arbre qui, par sa capacité à bouger au lieu de rester statique, peut survivre au plus violentes tempêtes et aux pires dangers et continuer à se dresser par la suite vers le ciel, et qu’elle peut toujours, elle aussi, se mouvoir, osciller et poursuivre la danse. Pour toutes les filles qui sont elles mêmes soit en début, soit en fin de formation pour devenir des « majestés ordinaires », aussi sage, et sauvages, et dangereuses qu’elles sont appelées à l’être, c'est-à-dire énormément. Enormément



C’est « l’es sens » de la grand-mère qui nous est ici conté, à travers différents mythes, archétypes. La mission des grand-mères qui va être la transmission de sagesse, de vie, de beauté, de vitalité…C’est un livre qui interpelle, qui ne laisse pas indifférente.

Je vous livre ses phrases qui sont des raccourcis :

" Quand quelqu'un vit vraiment, les autres en font autant. "
" Etre jeune dans sa vieillesse, vieille dans sa jeunesse "

A lire absolument pour mieux appréhender le monde autour de soit.

Nouvelle race de sonnette

Attention vaillants visiteurs de la Hollande, une nouvelle race de sonnettes vient d'apparaitre !
Fruit du travail acharné d'une équipe de chercheur basée dans un coffee shop célèbre d'Amsterdam, ses sonnettes sont impropres à la consommation. (J’écris cela uniquement à l'attention des français, les autres peuples n'auraient certainement pas l'idée saugrenue de vouloir les manger !)
Mais soyez vigilant, ne les écrasez pas, car c'est une espèce protégée !
Je pense que les microbes sont entrain de s’attaquer à mon cerveau, du coup je vois des sonnettes ambulantes !


mardi 27 mai 2008

La commedia des ratés, Tonino Benacquista

Une découverte heureuse. Je ne lis que rarement des romans policier et celui là vaux le détour !

L’intrigue :

C’est une arnaque montée de toutes pièces mais qui ne se déroule pas tout à fait comme prévu. Dario, fils d'un immigrant italien, revoit un ancien ami d'école, Antonio. Ce dernier lui demande de l'aider à écrire une étrange lettre d'amour.
Quelques jours plus tard, Dario est assassiné et Antonio hérite d'un vignoble que Dario venait d'acheter sur leur terre natale.
Voici le point de départ d’une "commedia" ou d’un policier bien orchestrée.

La jaquette :

Car tout était déjà en moi, enfoui. Quelque chose entre la tragédie grecque et la comédie à l'italienne. Une farce bouffonne au goût amer, un drame dont on se retient de rire. Ni une complainte, ni une leçon, ni une morale. Juste une ode à la déroute, un poème chantant la toute-puissance de l'absurdité face au bon sens... »

Extraits:

Elles forment un univers en soi, à l'état brut, dont même le plus fin gourmet ne soupçonne pas toutes les métamorphoses. Un curieux amalgame de neutralité et de sophistication. Toute une géométrie de courbes et de droites, de plein et de vide qui varient à l'infini. C'est le royaume suprême de la forme. C'est de la forme que naîtra le goût. (...) L'arrondi a un goût, le long et le court ont un goût, le lisse et les stries aussi. Il y a forcément quelque chose de passionnel là-dedans. (...)C'est parce que la vie elle-même est si diverse et si compliquée qu'il y a autant de formes de pâtes. Chacune d'elles renvoie à un concept. Chacune va raconter une histoire. (...) Regardez comment est fait un plat de lasagnes, vous n'y verrez que la couche apparente, le gratin qu'on veut bien vous montrer. Mais notre individu veut voir les strates inférieures, parce qu'il est sûr qu'on lui cache des choses profondément enfouies. Pour s'apercevoir peut-être qu'il n'y a rien de plus qu'en surface. Mais d'abord il va chercher, se perdre, et traverser un long tunnel obscur sans savoir s'il y a quelque chose au bout. »

Cette description concerne la différence entre les rigatonis et la carbonara !

"-Penne all’arrabbiata ? Oui ! j’ai répondu, affamé. Les penne sont des macaronis courts et taillés en biseau. Avec une sauce piquante « à l’enragée », parce qu’exécutée à toute vitesse et relevée au piment. -Quand ma mère fait une sauce, ça prend bien trois heures, dis-je. -Normal. La vraie sauce tomate, c’est moins de dix minutes, ou alors plus de deux heures, parce qu’entre les deux on a toute l’acidité de la tomate qui apparaît. Demain je ferai des cannelloni, si vous voulez, Antonio… Elle rougit un peu d’avoir dit ça, et moi je ne sais plus où me mettre. Sur la table il y a une énorme bassine de lupins qui gonflent. J’en goûte quelques-uns. -Vous allumez la télé, s’il vous plaît, Antonio ? (…) A cette heure-ci il n’y a rien de bien mais ça m’aide à faire la cuisine.(..) Tenez, je vais vous apprendre à faire une sauce all’arrabbiata. Il est 19h45. Mettez la RAI. Un jingle qui annonce une série de publicités. -Mettez votre eau à bouillir, et au même moment, faites revenir une gousse d’ail entière dans une poêle bien chaude sur le feu d’à côté, jusqu’à la fin des pubs. L’odeur de l’ail arrive jusqu’à moi. Les pubs se terminent. Elle me demande de zapper sur la Cinq où un gars devant une carte de l’Italie nous prévoit 35° pour demain. -Dès qu’il commence la météo vous pouvez enlever la gousse de l’huile. On en a plus besoin, l’huile a pris tout le goût. Jetez vos tomates pelées dans la poêle. Quand il a terminé la météo, l’eau bout, vous y jetez les penne. Mettez la quatre. Un présentateur de jeux, du public, des hôtesses, des dés géants, des chiffres qui s’allument, des candidats excités. -Quand ils donnent le résultat du tirage au sort, vous pouvez tourner un peu la sauce et rajouter une petite boîte de concentré de tomates, juste pour donner un peu de couleur, deux petits piments, pas plus, laissez le feu bien fort, évitez de couvrir, ça va gicler partout mais on dit qu’une sauce all’arrabbiata est réussie quand la cuisine est constellée de rouge. Passez sur la deux. Un feuilleton brésilien tourné en vidéo, deux amants compassés qui s’engueulent dans un living. -A la fin de l’épisode ce sera le journal télévisé, et on pourra passer à table. La sauce et les pâtes seront prêtes exactement en même temps. Quinze minutes. Vous avez retenu ? (…) -Pas mal votre recette, mais je n’ai pas la télé. -Alors, mangez des pois chiches. Les pâtes brûlantes sont arrivées dans mon assiette. Un délice qui enflamme le palais. Je me suis toujours méfié des filles qui savaient faire la cuisine."

Non, non je vous assure, ce n’est pas un livre de cuisine italienne ! C’est un excellent policier avec justement pas un seul policier à l’horizon.

Citations de l'auteur :

- "Si le monde appartenait à ceux qui se lèvent tôt, il appartenait avant tout à ceux qui osent."
- «Plus on marche sur la tête des faibles, plus on est enclin à lécher les bottes des forts.»
- "Méfie-toi de ceux qui confondent l’éclairage et la lumière."
- "La première impression est plus fiable que la deuxième, pour une raison précise : elle est le fruit d’une bien plus longue expérience."

De la dérision, du rire, des larmes, des histoires dans l’histoire, des personnages hauts en couleur et attachants, des rebondissements, une réflexion sur l’impunité, la culpabilité... Si tous les romans policiers sont de cet acabit, je vais devoir m’y plonger plus souvent !

Trois jours chez ma mère, François Weyergans


Au dos de la jaquette :
Nuit après nuit, un homme très perturbé se protège en évoquant son passé - tant de voyages, tant de rencontres amoureuses qui restent obsédantes. Sa mémoire lui donne le vertige. Ses souvenirs l'aideront-ils à aller mieux ? Il s'invente une série de doubles qui mènent une vie sentimentale tout aussi agitée que la sienne. Il pourrait aller rendre visite à sa mère. Elle vit seule en Provence et aura bientôt quatre-vingt-dix ans. Il a d'abord un travail à finir. Sa mère lui déclare : 'Au lieu d'envoyer des fax à ta dizaine d'amoureuses, tu devrais publier un livre, sinon les gens vont croire que tu es mort.'

Un livre ?
« Trois jours chez ma mère » raconte l’accouchement difficile d’un « roman ». L'histoire d'un écrivain qui essaye d’écrire.
Un écrivain qui passe plus de temps à dire qu'il va écrire qu'à écrire.
Il raconte sa vie, les visites des huissiers, les lettres qu'il a envoyées à Graham Greene, Jean Renoir, Hergé (en fait non, il aurait pu extraire quelque chose de passionnant : Pourquoi avoir écrit à ses personnages ? Quels est le contenu des lettres qui les a interpelés ? Les réponses ? J’attendais quelque chose…mais non rien) et il enchaine par ses histoires de maîtresses, sa mère (très peu).
Je n’ai pas perçu l’intérêt du livre. Alors je suis allée sur internet pour comprendre, savoir à coté de quoi je suis passée. Les témoignages sont pour le moins dissonants. Les plus négatifs représentent bien mon ressenti et les plus positifs n’apportent toujours pas de lumière sur ce que j’étais sensé trouver comme nourriture dans le roman.
Et tout à coup je tombe sur une information (qui date un peu) : C'est officiellement tombé à 13h en ce jeudi 03 novembre 2005 : François Weyergans a obtenu le Prix Goncourt 2005 pour son livre "Trois jours chez ma mère".

Devant mon niveau d’incompréhension de ce livre, un prix Goncourt tout de même ! Je me suis interrogée sur le prix Goncourt lui-même. En fait dans mon esprit, c’était un "prix "décerné à une œuvre méritant d’être lue par le plus grand nombre en raison de la qualité de l'histoire, de la prose...
Aurais-je du n'en retenir que le terme de "Prix"?
Mais voyons voir, de quoi s’agit-il ?
Le testament d'Edmond de Goncourt
Les frères Goncourt avaient voulu reconstituer l'ambiance des salons littéraires du XVIIIe siècle, et celle des nombreux déjeuners ou dîners d'écrivains du XIXe (les «dîners Magny»). La mort prématurée de Jules en 1870, fera d'Edmond l'animateur du «Grenier» et le créateur de la «société littéraire», devenue Académie par opposition à l'Académie française qui refusa «l'immortalité» à de grands esprits tels que Balzac, Flaubert, Zola, Maupassant, Baudelaire, entre autres.
Quarante-huit heures après la mort d'Edmond de Goncourt, en 1896, à l'âge de soixante-quatorze ans, son notaire Me Duplan lisait à Alphonse Daudet et Léon Hennique, ses légataires universels, le testament qu'il avait laissé : «Je nomme pour exécuteur testamentaire mon ami Alphonse Daudet, à la charge pour lui de constituer dans l'année de mon décès, à perpétuité, une société littéraire dont la fondation a été, tout le temps de notre vie d'hommes de lettres, la pensée de mon frère et la mienne, création d'un prix de 5000 F destiné à un ouvrage d'imagination en prose paru dans l'année, d'une rente annuelle de 6000 francs au profit de chacun des membres de la société.» Il est précisé que les dix membres désignés se réuniront pendant les mois de novembre, de décembre, janvier, février, mars, avril, mai et que le prix sera décerné «dans le dîner de décembre.» Ce rythme et ces dates furent adaptés par la suite aux nécessités de la vie du livre.
(Extrait du site consacré au prix Goncourt)
Bon d’accord le livre de François Weyergans correspond à la description : « destiné à un ouvrage d'imagination en prose paru dans l'année », au même titre que tous les ouvrages édités chaque année. Donc le prix n’est pas en rapport avec une qualité littéraire quelconque reconnue par un public « d’experts ».
Un marketing bien orchestré permet simplement d’améliorer les ventes d’un livre. Dommage pour des romans qui, dans le volume des parutions annuels, ne trouvent pas la place qu’ils mériteraient.
Amis lecteurs pardon de cet article désabusé, mais vraiment je me suis accrochée ferme pour parvenir à finir ce livre. L'esthétisme de la prose ne m'a pas touché, le contenu non plus.
Je crois que c’est la première fois que je regrette de n’avoir pas fais autre chose de mon temps. Mon temps, qui n'est pas plus précieux que celui de Monsieur Weyergans, mais tout de même.
Si quelqu’un peu éclairer ma lanterne et m’expliquer ce que je n’ai pas lu/vu/senti dans ce roman ?