samedi 29 mars 2008

Si, si le printemps arrive !



Chantier Amstelodamois !

Des caissons de bois
Sont peints sans foi ni loi.
Bonne occasion de s'exprimer !
Avec des portes de chantier.
Une histoire sans parole,
Qui distribue des rôles.
Merci aux créatifs de la rue,
Nous vous avons vus !












jeudi 27 mars 2008

Attention touristes !


Ne laissez pas d'objets précieux dans votre voiture !
Ce genre de panneaux fleurissent autour Museumplein !

Gare aux sacs à main, appareils photo, GPS, Téléphone…
L’inspecteur gadget n’est pas de nationalité néerlandaise !

jeudi 13 mars 2008

Vent dans le Plat Pays


J'ai revisité un grand classique français des chants en canon :

Vent frais,
Vent du matin,
Vent qui souffle au sommet des grands moulins,
Joie du vent qui souffle,
Allons dans le grand vent....frais vent du matin...

Je sais pourquoi les hollandais ont réussit à construire leur pays grâce à la force du vent qui pompe l'eau et permet d'aménager des terres inondées.

mercredi 12 mars 2008

La Pâque ou Pâques ?


L'origine du mot Pâque : Pessa'h est un mot hébreu qui veut dire "Passage".
"La pâque" fait référence à la fête Juive, "Pâques" au pluriel à la fête des Chrétiens.

Dans la bible, le livre de l'exode (12,11), on trouve le passage de la mer rouge.
En 1300 avant Jésus Christ, le Pharaon avait pour esclave le peuple Juif. Dieu entend la souffrance de son peuple. Il dit à Moïse qu'il a pour mission de délivrer son peuple et de le conduire au delà du désert, vers une terre nouvelle.
Les hébreux partent précipitamment, conduits par Moïse. Ils fuient vers la mer Rouge. Dieu écarte les eaux de la mer rouge pour permettre à son peuple de Passer à pied sec. L'armé de pharaon les poursuit et les egyptiens sont engloutis par les flots qui se referment sur eux.

La Pâque Juive fête le passage de la mer Rouge.
Pendant une semaine, ils ne mangent plus d'aliments contenant du levain. Cela rappel leur départ précipité sans avoir le temps de faire lever les pains. Le soir de la Pâque ils partagent un grand repas.

Jésus était juif, donc chaque année, il célébrait la Pâque. Au début des années 30, Jésus parcourt les routes de Galilée. Une semaine avant Pâque, il entre dans Jérusalem (c'est pour les chrétiens le dimanche des rameaux), acclamé pour la foule. Tous brandissent des rameaux d'olivier et des palmes comme s'ils accueillaient un grand roi.

Quatre jours plus tard, Jésus fête la Pâque avec ses disciples. C'est le dernier repas qu'il prend avec eux (c'est pour les Chrétiens la Cène : repas du soir commémoré le Jeudi Saint). Cette nuit là, il est trahi pas Judas, arrêté, conduit devant Pilate, le gouverneur Romain. Il est flagellé, condamné à mort et il meurt, cloué sur une croix au Golgotha (c'est pour les Chrétiens la Passion commémorée le Vendredi saint).
Puis il est enterré sur le mont des Oliviers.

Trois jours après la mort du Christ, des femmes découvrent son tombeau vide. La pierre tombale a été roulée sur le coté, son linceul est vide. Jésus apparait vivant à Marie Madeleine.

Marie Madeleine annonce la bonne nouvelle : il est ressuscité ! Nombreux sont ceux qui vont le rencontrer ou être témoins de miracles. Certains juifs, ainsi que des païens, deviennent disciples du Christ. Le christianisme est né de cette bonne nouvelle, Christ est ressuscité (c'est ce que fête les Chrétiens le Dimanche de Pâques).

Le dimanche de Pâques est toujours fixé le dimanche qui suit la première pleine lune après l'équinoxe de Printemps !

Mais et l'œuf dans tout cela ?

L'œuf est associé à l'origine du monde et au retour du printemps.
En Perse, le jour de l'an c'était l'équinoxe du Printemps et l'on offrait des Œufs décorés.
Cette tradition persiste en Europe centrale.
L'œuf, symbole de vie est associé à la fête de la vie nouvelle!
"Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !" disent les Orthodoxes en s'échangeant des œufs bénits.



Et les cloches de Pâques !
Pendant la messe du Jeudi Saint, elles sonnent à toute volée le chant du gloria (gloire à Dieu) puis se taisent jusqu'à la nuit de Pâques.
Il parait que les cloches vont à Rome voir le Pape et au retour elles annoncent la résurrection du Christ.

Pâques,
c'est la fête de la vie,
la fête de l'espérance,
la fête du renouveau !

dimanche 9 mars 2008

Stille omgang 2008, le Micracle d'Amsterdam


Cette année, j'ai choisit de suivre la procession dans son ensemble et de participer à la messe.
Petit rappel : il s'agit de la commémoration du miracle de l'hostie. Pour plus de détails j'avais déjà bloggé sur le sujet le Mardi 27 Mars 2007.

Donc cette année, dans l'église du Begijnhof, j'ai assisté a une cérémonie animée par le chœur grégorien de Monnickendam. Un pur régal en latin. C'est amusant de constater que je comprends bien mieux le latin que le hollandais ! Honte sur moi !
Donc une belle cérémonie dans la chapelle.




Puis un rassemblement devant la porte du Begijnhof.



Des bus de pèlerins n'arretent pas d'arriver. La place du Spui se rempli et se vide au fur et à mesure que des groupes commencent la procession.


Des vagues humaines successives arrivent sur la grève (le spui) et se retirent en empruntant la Kaleverstraat.


Je me glisse dans un groupe. C'est impressionnant de marcher parmi cent personnes silencieuses, totalement silencieuses.
Nous empruntons la rue piétonne Kalverstraat. A cette heure là, les boutiques sont fermées, mais les fêtardes nous croisent. Il est onze heure du soir et ils ont commencés à arroser la soirée. Sur le Dam nous passons inaperçu dans l'immensité de l'espace, mais dès que nous reprenons la Nieuwendijk les promeneurs s'écartent. Certains, par dérision, entament un ave Maria ou quelques notes qui sont de vagues souvenir du catéchisme ou de l'époque où ils allaient à la messe le dimanche. Mais rien de bien méchant. Quelque part le silence nous protège. Il est difficile de rester provocateur face à un masse silencieuse.


Nous sommes bien gardés. A chaque croisement ou obstacle du parcoure des personnes nous orientent avec un sourire.

Concernant les carrefours, le passage des tramways ou des pistes cyclables, tous ce qui est en relation avec la circulation dans la ville, des policiers nous attendent et arrêtent tous les flots. Nous permettant de passer sans interrompre le fil quasi continu de la procession. Même les piétons sont tenus de ne pas traverser la procession, mais d'attendre la fin du groupe pour continuer leurs flaneries.


Nous rejoignons Warmoesstraat ou les magasins qui vendent de la drogue jouxtent les sexe shop. Toujours un contraste étonnant. Je saisi mieux la valeur d'une marche silencieuse.
Tout est dans le silence.
50 ou 100 personnes en groupes relativement compactes marchent sans faire de bruit. Car comme d'un commun accord, non seulement nous ne parlons pas, mais nous nous déplaçons sans bruit. Les uns avec des bâtons pour aider la marche, les autres appuyés sur deux bras aimant qui soutiennent l'effort. D'autre encore tendent une main secourable quand un faux pas déséquilibre. Tout cela en silence. Tout a été dit avant. Maintenant, place au silence.
L'impaste est bien plus grand que si nous scandions des slogans agressifs.
Ici, il s'agit de respect de soit et de ce qui est autour.
Nous saluons d'un signe de tête les policiers qui nous aident, les personnes qui nous signalent un poteau qui pourrait nous faire chuter.
Un hochement de tête, un sourire. Une heure sans une parole.
Des personnes nous emboitent le pas. C'est une famille avec trois jeunes enfants. En quelques murmures le père explique le pourquoi et le silence revient.



Nous sommes passés devant une lanterne qui symbolise l’emplacement de la chapelle qui avait été élevé sur le lieu du miracle de l’hostie. Les appareils photos crépitent, la télévision film, cela tournerait il au show ?
Mais non, chacun reprend son pas et nous finissons la boucle. Sur la place du Spui d’autres prennent le départ.

Il est minuit passé. D’autres célébrations vont avoir lieu. Mes compagnons de routes venaient de Friesland, le nord des Pays Bas. Ils sont heureux d’être là ce soir et fière de perpétuer la tradition.
Je n’ai vu quasiment que des têtes aux cheveux blancs. Du haut de mes deux fois 20 ans, je faisais figure de poussin. Qui perpétuera la tradition demain ?

mardi 4 mars 2008

Thomas Dekker : Réveil/Awaken


Me réveiller chaque matin avec un sourire pour éclairer mon visage ;
saluer le jour qui se lève en pensant à tout ce qu'il contient de promesses ;
me remettre au travail avec un esprit neuf ;
ne pas cesser de voir, même à travers les plus petites choses, le dessein ultime que je poursuis sans relâche ;
croiser des hommes et des femmes, avec le rire aux lèvres et l'amour dans le cœur ;
être aimable, prévenant et courtois à toute heure de la journée ;
atteindre le soir avec cette fatigue qui appelle le sommeil et la satisfaction que procure le travail bien fait.
Voilà de quelle façon j'aspire à consommer mes jours dans la sagesse.

“To awaken each morning with a smile brightening my face;
to greet the day with reverence for the opportunities it contains;
to approach my work with a clean mind;
to hold ever before me, even in the doing of little things, the Ultimate Purpose toward which I am working;
to meet men and women with laughter on my lips and love in my heart;
to be gentle, kind, and courteous through all the hours;
to approach the night with weariness that ever woos sleep and the joy that comes from work well done -- this is how I desire to waste wisely my days.”

Thomas Dekker (vers 1570-1641)
Auteur de théâtre vivant de sa plume, il a participé à la rédaction d'au moins quarante-deux pièces. Au cours d'une querelle connue sous le nom de « guerre des poètes » ou de « guerre des théâtres », il fut tourné en ridicule par Jonson dans Le Poétereau (The Poetaster, 1601) ; Dekker lui répondit par sa Satiromastix (1602), écrite en collaboration avec John Marston. (cf universalis)
Enjoy