lundi 22 juin 2009

Au revoir, Catherine ! 21 juin !

Sur l’air du tourbillon

Elle a une casquette
Qui est toute violette
Elle a des lunettes
Et plein d’bicyclettes
Elle raconte Winnie
Plein de fantaisie
Ou Emilie Jolie…

Refrain :
Mais oui, mais oui, ça c’est Catherine
Et c’est not’grand’ copine,
On a passé des bons moments
Et on s’en souviendra longtemps (Bis)

Elle fait des images
Et plein d’bricolage
C’est vrai qu’à son âge
Elle est toujours sage
On cherche Charly
Aussi Félicie
Ou Emilie Jolie…

On fait des chatouilles
Qu’il pleuve ou qu’il mouille
Dans le bain on touille
Savon sur la bouille
On mange des fruits
« Cherche et trouve » on lit
Ou Emilie Jolie…

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Comme tu va nous manquer
Alors c'est vrai
T'es décidée ? La
Hollande va pas te manquer ?
Et les Pyrénnées.
Racontes nous comment c'est...
Incroyable! C'est vrai!
Nous on va rester
Et on t'oubliera Jamais !!!!

lundi 1 juin 2009

L'homme existe, je l'ai rencontré !

L'homme existe, je l'ai rencontré !

J'ai lu quelque part : "Dieu existe, je l'ai rencontré !
"Ça alors ! Ça m'étonne !
Que Dieu existe, la question ne se pose pas !
Mais que quelqu'un l'ai rencontré avant moi, voilà qui me surprend !
Parce que j'ai eu le privilège de rencontrer Dieu juste à un moment où je doutais de lui !
Dans un petit village de Lozère abandonné des hommes, il n'y avait plus personne. Et en passant devant la vieille église, poussé par je ne sais quel instinct, je suis entré...
Et, là, j'ai été ébloui... par une lumière intense... insoutenable !
C'était Dieu... Dieu en personne, Dieu qui priait !
Je me suis dit : "Qui prie-t-il ? Il ne se prie pas lui-même ? Pas lui ? Pas Dieu !
"Non ! Il priait l'homme ! Il me priait, moi !
Il doutait de moi comme j'avais douté de lui !
Il disait : - Ô homme ! si tu existes, un signe de toi !
J'ai dit : -Mon Dieu, je suis là !
Il a dit : -Miracle ! Une humaine apparition !
Je lui ai dit : - Mais mon Dieu... comment pouvez-vous douter de l'existence de l'homme, puisque c'est vous qui l'avez créé ?I
l m'a dit : - Oui... mais il y a si longtemps que je n'en ai pas vu un dans mon église... que je me demandais si ce n'était pas une vue de l'esprit !
Je lui ai dit : - Vous voilà rassuré, mon Dieu !
Il m'a dit : - Oui ! Je vais pouvoir leur dire là-haut : "L'homme existe, je l'ai rencontré !"

Raymond Devos, "Matière à rire", L'intégrale, Editions Olivier Orban, Paris, 1991

Le 8 mai

Et le 8 mai que se passe-t-il en Hollande ?
Une foire aux livres !
Dans un petit village typiquement hollandais, dont j’ai zappé le nom, tout près d’Abcoude (pour la prononciation se référer à mes amis Belges), le mauvais temps sévit.

Vent violent, hallebardes ou cordes.
Bref un temps à ne pas mettre une petite française dehors.

Mais le vent chasse les nuages et le soleil apparait.
« …Le temps d’entrouvrir la porte du moulin et voilà le bivouac en déroute, et tous ces petits derrières blanc qui détalent, la queue en l’air, dans le fourré. » Je m’égare je ne suis pas entrain d’écrire les lettres de mon moulin, mais de vous relater une nouvelle aventure en Hollande! (pour la référence, c’est une phrase extraite du premier chapitre : installation. Je n’ai pas sous la main le livre pour vérifier l’exactitude de la phrase, mais je ne dois pas être loin de l’écrit de Daudet)

Reprenons.
Nous voilà en route pour débusquer des manuscrits.
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Devant l’église, des plantes sont en vente, géraniums, azalées, plantes aromatiques, mais pas de livre à l’horizon. Une tente installée sur la place nous invite à plonger dans le monde du vinyle : de Joe Dassin à Gérard le normand la culture française n’est pas en reste!
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La porte de l’église, entrouverte, dévoile un spectacle étonnant. Des livres, des centaines de livres étalés sur les bancs, rangés par thématique et une balance qui trône au milieu.

La balance veille au grain et nulle ouvrage ne sort de l’endroit sans avoir été dument pesé !
Car c’est au poids que les ouvrages sont jugés !

Dans ce lieu de culte la référence m‘interpelle. Le parallèle avec la pesé des âmes est évident quand un ouvrage sur l’Egypte me tombe entre les mains. Le jugement dernier existe chez les Egyptiens sous la forme de la pesée de l'âme, celle-ci doit être la plus légère possible pour accéder à la survie dans l'au-delà. Le "Livres des morts" indique les actes condamnable qui vont peser lourds dans la balance.

« Balance« , cela me rappel aussi une histoire extraite du Roman de Renard :
« Renard, qui a très faim, aperçoit un enclos près d’une abbaye. Une fois qu’il a bien mangé ayant très soif il voit un puits et s’appuie sur la margelle. Il aperçoit son reflet et le prend pour sa femme. Affolé, il monte dans le seau et tombe dans l’eau. Il est prisonnier au fond du puits.
Cette même nuit, Ysengrin, poussé par la faim, sort du champ pour chercher à manger. Sur son chemin se trouve le puits au fond duquel il voit Renard qui se débat. Ysengrin, tout comme Renard, aperçoit son reflet et le prend pour celui de sa femme Hersent. Il accuse Renard d’abuser d’elle. Renard lui explique qu’il est au paradis et insiste bien sur la nourriture qui s’y trouve en abondance. Ysengrin jure qu’il voudrait être à sa place. Renard montre le seau et dit qu’il s’agit de la balance du Jugement dernier. Il ne pourra pas descendre avant de s’être confessé. Alors Ysengrin affirme qu’il s’est confessé « à un vieux lièvre et à une chèvre barbue ». Puis Ysengrin monte dans le seau, alors que Renard est déjà installé dans le deuxième. Etant plus lourd que Renard, il fait remonter ce dernier. Alors Ysengrin devient prisonnier du puits à son tour. » Le roublard renard c’est une nouvelle fois sorti d’affaire au détriment d’Ysengrin !

Le jeu des seaux transformés en balance divine ! Décidément je m’égare aujourd’hui.
Ce doit être le mix livre/église qui amène se vagabondage neural.
J’essaierais de faire moins confus la prochaine fois !
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Pour la petite histoire, le livre que je n’ai pas acheté sur place car ses pages s’effeuillaient, je l’ai trouvé hier à la brocante !
Un recueille qui regroupe des photos et cartes postales retraçant la vie Amstellodamoise de 1900 à 1940 ! Une pure merveille !

Pour les mordus de brocante »IJ Hallen » propose, à Amsterdam nord, presque tous les premier weekend du mois une grande foire à la brocante.
Que de trouvailles en perspectives !
Voilà le site : http://www.ij-hallen.nl/.

PS: Mes amis, vous qui me recevez si bien chez vous, ne me tirez pas les oreilles à notre prochaine rencontre. Je n’arrive décidément pas à retenir le nom de votre charmant village ! J’appuie sur le mot charmant pour contre balancer mon manque de tact à persister dans mon errance: ne pas mémoriser son nom.

samedi 30 mai 2009

Du Diemen à l'Ijburg

Non, non ce n’est pas le photographe qui penche !


Mais la maison qui s’incline. Dans un minuscule cimetière Juif dans le vieux quartier du Diemen; l’arbre abrite les tombes et la grille défend son entrée !



Un pont enjambe littéralement le canal !
Structure suspendue qui défie les éléments : l'eau; mais bien plus le vent.
Précision, ce pont est strictment réservé aux piétons et vélos !



Dans les îles nouvelles, un vieux bateaux regarde le béton qui s’implante.


Le paysage se modifie : ici une ligne à haute tension, là des logements, une plage qui résiste mais pour combien de temps?



Un Bouddha, Deux Bouddhas, nous sommes à la plage !





Souriez vous êtes filmés !



Vieux gréements contre voile moderne, le terrain de jeux n’est pas le même!


Même les roues de mon vélo profitent du spectacles !



Mais qui veille ?
Qui est le gardien, le garant de la sécurité des plagistes ?
Devinez !


Et voilà un jour de soleil et de grand vent bien occupé !

vendredi 22 mai 2009

Méditation


Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes.
Dites tout doucement et clairement votre vérité ; et écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant ; ils ont eux aussi leur histoire.

Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l’esprit. Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous.

Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit- elle ; c’est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps. Soyez prudent dans vos affaires ; car le monde est plein de fourberies.
Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands idéaux ; et partout la vie est remplie d’héroïsme.
Soyez vous-même. Surtout n’affectez pas l’amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l’herbe.

Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d’être ici. Et qu’il vous soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.

Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Tâchez d’être heureux.

Max Ehrmann-1927

"Tâche d'être heureux" c'est aussi ce que dit la rose au petit prince de Saint Exupéry.

Soyons donc heureux !
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Voici une deuxième version du même texte :
Sois serein au milieu du bruit et de l'agitation et songe au calme paisible qui se dégage du silence. Vis en bonne entente avec tout le monde sans pour cela te renier. Expose calmement et clairement tes idées ; et écoute les autres, même celui que tu considères moins intelligent que toi, car eux aussi ont quelque chose à t'apprendre.

Evite les personnes bruyantes et agressives, elles sont un supplice pour l'esprit. Si tu te compares aux autres, tu te sentiras parfois vaniteux et aigri, car il y en en aura toujours de plus grands et de plus petits que toi. Réjouis-toi de tes réussites comme de tes plans.

Si modeste que soit ta carrière, occupe-t'en car elle est réellement une richesse dans un monde instable. Sois prudent en affaires car le monde est plein de tricheries. Mais garde les yeux grands ouverts devant ses beaux côtés ; beaucoup recherchent un idéal élevé et font preuve de grand courage.

Reste toi-même ; ne simule surtout pas la tendresse. Mais ne parle pas non plus de l'amour cyniquement ; car en présence de l'indifférence et du désenchantement, il est aussi vivace que l'herbe.

Accepte sans amertume la sagesse des années en échange de ta jeunesse. Fortifie ton esprit, il te soutiendra en cas de malheur soudain. Mais ne te laisse pas entraîner par ton imagination, l'angoisse naît souvent de la fatigue ou de la solitude. Impose-toi une saine discipline, mais reste néanmoins indulgent envers toi-même.

Tu es un enfant de l'univers tout comme les arbres et les étoiles ; tu as le droit d'exister. Et même si cela échappe à ta compréhension, l'univers poursuit son évolution.
Donc, vis en paix avec Dieu, quelle que soit la manière dont tu Le conçois ; et quels que soient tes actes et tes aspirations, vis en paix avec ta conscience dans ce monde bruyant.

Malgré toutes ses hypocrisies, ses tracas et ses rêves envolés, la vie est quand même belle. Reste vigilant. Tends inlassablement vers le bonheur.

Max Ehrmann (1872-1945), Desiderata

Détour Pyrénéen

Incompatibilité
Tout là-haut, tout là-haut, loin de la route sûre,
Des fermes, des vallons, par delà les coteaux,
Par delà les forêts, les tapis de verdure,
Loin des derniers gazons foulés par les troupeaux,

On rencontre un lac sombre encaissé dans l'abîme
Que forment quelques pics désolés et neigeux ;
L'eau, nuit et jour, y dort dans un repos sublime,
Et n'interrompt jamais son silence orageux.

Dans ce morne désert à l'oreille incertaine
Arrivent par moments des bruits faibles et longs,
Et des échos plus morts que la cloche lointaine
D'une vache qui paît aux penchants des vallons.

Sur ces monts où le vent efface tout vestige,
Ces glaciers pailletés qu'allume le soleil,
Sur ces rochers altiers où guette le vertige,
Dans ce lac où le soir mire son teint vermeil.

Sous mes pieds, sur ma tête et partout, le silence,
Le silence qui fait qu'on voudrait se sauver,
Le silence éternel et la montagne immense,
Car l'air est immobile et tout semble rêver.
On dirait que le ciel, en cette solitude,
Se contemple dans l'onde, et que ces monts, là-bas,
Écoutent recueillis, dans leur grave attitude,
Un mystère divin que l'homme n'entend pas.

Et lorsque par hasard une nuée errante
Assombrit dans son vol le lac silencieux,
On croirait voir la robe ou l'ombre transparente
D'un esprit qui voyage et passe dans les cieux.

Charles BAUDELAIRE, Poésies diverses, 1838

samedi 9 mai 2009

Amsterdam : Journée européenne de l’opéra

Amsterdam ne s'est dotée d'un Opéra que très récemment. C'est seulement en 1986 qu'est inauguré le Muziektheater ou Stopera.
Cet opéra regroupe tous les avantages d'une salle moderne, de décors et de costumes réalisés sur place ainsi qu'une grande capacité d’accueil (1500 spectateurs).
De la Traviata en passant par Cosi fan tute ou encore la Chauve Souris, ce lieu a vraiment été inventé pour servir la musique.

La journée européenne de l’opéra offrait l’occasion de mieux découvrir ce lieu mythique.

Porte ouverte pour une invitation à entrer dans les coulisses de ce monde magique. Avec des ateliers de maquillage, des visites guidées, un défilé de costumes de scène qui seront mis en vente demain !

Sur l’affiche du défilé on aurait pu lire :

Le lieu : le grand escalier.
L’éclairage : la lumière du spot solaire a peine filtrée par l’immense façade en baie vitrée.
Le décor : une vue panoramique sur l’Amstel, du Magere Brug à la tour Munttoren.
La musique : des extraits d’opéra.
Les costumes : un enchantement de couleurs chatoyantes, de textures…Du cavalier à l’ange, de la robe de princesse à la carte à jouer d’Alice au pays des merveilles, tout un monde féerique défile…

Et cerise sur le gâteaux, la robe du personnage d’Arlette dans la Chauve Souris de Strauss. Pour l’anecdote, j’ai vu cette robe finir d’être confectionnée dans l’atelier de couture de l’opéra. Puis, durant la répétition qui a suivit, la cantatrice l'enfiler sur scène etse piquer avec une aiguille oubliée !

A vous de retrouver dans les photos qui suivent les spectacles dont sont issus les costumes !