samedi 28 juillet 2007

dimanche 22 juillet 2007

Radio Akasanoma

Radio Akasanoma est la radio de la communauté Ghanéenne aux Pays-Bas. Elle dispose d’une large programmation francophone.

LIVE sur http://www.sikaman.nl/live-radio/akasanomaradio.html

J’ai été invitée à participer à une émission radio le 19 juillet

La thématique : Ma fille n’est pas sa fille.

Nous allons tenter de répondre au courrier d’une auditrice. Elle à écrit de façon anonyme à la radio pour expliquer son problème et demander des conseilles.

Elle n’est pas sure que sa fille qui à maintenant 12 ans soit de son mari.
Suite à une dispute, provoquée par une grossesse qui tarde à venir malgré de lourd traitements médicaux, la maman à fauté. Un moment d’égarement qui vraisemblablement a provoqué sa grossesse.
Elle n’en a parlé à personne, mais 12 ans après, sa conscience l’interpelle. Elle ne dort plus, parle dans son sommeil. Son mari depuis trois mois lui pose des questions concernant la fidélité et la trahison, elle à l’impression qu’il sait. Sa fille ne s’entend pas bien avec lui.
Elle nous dit :
Que dois-je faire ?Je veux avouer mais j’ai peur.
S’il fallait avouer, à qui le dire. À ma fille ou à mon mari ?
Comment commencer ?

L’un des animateur, Armand, m’accueil à l’entrée de la radio et je retrouve une vieille complice qui sera l’une des participantes. Le trac, qui aurait pu se manifester, n’a pas le temps de m’envahir, je me sens en confiance. Marcus est également là, présent avec ses sourires encourageants. Armand et Marcus sont tous les deux mes partenaires à la chorale de la paroisse.
Armand répond à nos interrogations concernant le déroulement de l’émission et nous prépare aux questions qu’il va poser.
Quelle est pour nous la définition d’un mariage ?
Faut-il avoir des enfants pour être heureux en couple ?
Quelle est la solution que vous préconisez à cette maman, etc…

Ce qui a été magique pendant l’émission, c’est l’échange de point de vue. Rachel n’a pas la même vision que moi et nos amis africains n’ont pas la même culture non plus. Donc l’échange a été riche et m’a beaucoup apporté. J’espère qu’il en est de même pour la personne qui a écrit à la radio.

Si je devais définir cette émission en deux mots : tolérance et respect humain.
Nous avons pris garde de ne pas juger le comportement de cette femme et en ce qui me concerne j’ai apporté mon expérience de vie avec honnêteté. C’est la seule chose qui m‘appartienne.

Personne n’a prétendu détenir la vérité, mais nous nous sommes tous accordés pour encourager cette femme à se tourner vers des personnes susceptibles de l’aider à réfléchir à la façon d’aborder son mari avant de lui parler. Puis à trouver en couple la stratégie la mieux adaptée pour en parler à l’enfant.

L’étape qu’elle s’apprête à vivre est délicate, mais son intuition va certainement l’emmener sur le chemin qui est le plus adapté à ses besoins.

Mots de la fin : une heure c’est bien trop court pour traiter d’un tel sujet. J’ai aimé participer à cette émission radio.

PS : la légende de la photo pour les curieux : "oreille collée sur un mur de Maastricht"

vendredi 20 juillet 2007

Via da la Plata


Une digression dans ma vie Amstellodamoise.

Je viens de recevoir le bulletin interne des Amis de Saint Jacques des Landes.
Un texte très beau m’a émue, alors je vous le livre :

La Via de la Plata
De Séville à Caceres -300km-

Jacques et moi, après avoir usés nos semelles du Puy en Velay à Saint Jacques de Compostelle, avons choisi de cheminer sur la Via Plata. Nous voici donc partis de Séville sous le soleil brûlant de L’Andalousie (même en octobre), jusqu’à Caceres noyée sous les pluies diluviennes de l’Estrémadure.

Le chemin que l’on suit

D’abord il y a le chemin que nous avons suivi. Magnifique, entre vignes et oliviers, orangers et champs de coton, terre nues à l’infini et bois de chênes-lièges où sont élevés les cochons, vaches, moutons…
Un chemin qui suit, jusqu’à Zamora ou Astorga, l’antique voie romaine de Séville, dans le sud de l’Espagne, à Gijón sur l’Atlantique, au nord. Autrefois, de Cadix, port de grand commerce à l’ouest de Gibraltar, des bateaux chargés de marchandises diverses, rejoignaient l’embouchure du Guadalquivir et remontaient le fleuve jusqu’à Séville. De là, les marchandises transitaient par La Via Plata jusqu’au nord de l’Espagne vers le port de Gijón.
Sur cette voie, les vestiges romains abondent (prendre le temps de visiter Mérida). Plus tard, les Maures l’emprunterons et laisserons eux aussi, des merveilles architecturales.
Via de la Plata donc, et vous l’avez compris, pas seulement un chemin d’histoire et de commerce, mais LE CHEMIN.
A chaque croisement, une flèche jaune, une borne parfois un petit tas de pierres, une croix… Impossible de se tromper, nul besoin de boussole. Toutefois, en ville, ce fut parfois plus difficile car rien ne signale la direction du refuge, ni les auberges.

Le chemin que l’on fait

Puis il y a le chemin que nous faisons, jour après jour, pas après pas. Souvent seuls dans l’immense nature, sans croiser une seule âme, sans traverser un seul village de la journée.
Nous avons marché avec quelques vivres dans le sac, mais surtout, deux litres d’eau chacun. Nous nous sommes arrêtés dans des refuges-peu nombreux_ dans des hôtels, chez l’habitant ou encore une fois, dans un monastère. Nous avons aussi fait halte dans les « auberges touristiques »-anciens monastères ou autres bâtiments restauré, offrant pour un prix modeste des lits confortables en dortoir, parfois un repas, parfois un petit déjeuner. Partout nous avons été accueillis avec chaleur et sourire : par la Señora Molina à Real de la Jara, Magdalena à Fuente de Cantos, Juan à Merida, Anna à Eljucen…
Des passants nous ont abordés pour parler un moment avec nous. Nous avons rencontré des bergers, des homes te des femmes des villes et des champs curieux de savoir d’où nous venions, où nous allions, et toujours prêts à nous rendre service. Quel accueil !
Nouas avons rencontré quelques autres pèlerins (peu nombreux en cette saison). Il y a eut Francisco de Cuenta, Luis de Grenade, Ernesto de Séville et d’autres d’ailleurs, de plus loin : Québec, Pays-Bas, Allemagne, USA, et avons partagé avec chacun un moment de chemin, une soirée de refuge, un repas, une discussion.
Nous avons gouté aux spécialités locales : épinards et pois chiches au cumin, tortillas, poissons, soupes, liqueur de grand chêne…
Nous avons été en forme, fatigués, joyeux, énervés, tous les sens à fleur de peau, lourds, légers, enthousiastes, découragés, étonnés…toujours émerveillés.

Le chemin que l’on est

Alors le chemin que nous sommes s’est dessiné lorsque la marche extérieure est devenue marche intérieure, lorsque l’humeur accroché aux vêtements, aux variations du temps s’est apaisée, lorsque les pensées en vadrouille se sont arrêtées et on laissé place à une joie qui ne dépendait plus des conditions extérieure, mais puisait sa source dans l’infini du chemin à la source même de la vie. Et nous avons chanté, l’âme en bandoulière, le cœur ouvert, au rythme de nos pas.
L’an prochain nous repartirons. Et si à Caceres un chemin de pierres nous attend, en nous, celui de Saint Jacques serpente sans fin.

(Jacques et Jacqueline V-D)

Gaasperplas

Le parc Gaasperpark, d’une superficie de 160 hectares, entoure un plan d’eau qui a été créé en 1982 à l’occasion de l’exposition florale Floriade.
Il parait que s’y trouve un jardin de roses, d’azalées et de bruyères. Je réserve une prochaine visite pour découvrir ses merveilles.
Le plan d’eau Gaasperplas est une zone de sports nautiques défendue aux bateaux à moteur. On peut y pécher : avis aux amateurs !
En plus, l’eau y est propre, ce qui fait que l’on peut y nager, y faire de la planche à voile, du canoë.

J’avais trouvé un coin sympa, facilement accessible, à la pointe d’une circonvolution de la berge. Avec vue à la fois sur le « port « et l’étendu paisible de cette eau bleue.

J’aime cette vue sur les pontons ou les bateaux amarrés se balancent mollement, au grès des mouvements de l’eau, bercée par la brise. D’autres bateaux attendent sur la berge, leur propriétaire pour une remise en état. Ils seront bichonnés par les amoureux de la voile.

Je reviendrais pour voir le plan d’eau animé par toutes les voiles blanches !

Hier soir, trois générations profitaient de la douceur de la soirée.
Trois représentants du genre masculin sont arrivés à vélo, dans un tapage rieur. Les visages ouverts, visiblement heureux d’être ensemble. Il me semble naturel de considérer que j’avais devant moi trois générations d’une même famille. Le père a installé avec soin une chaise pliante pour le grand père pendant que le petit fils se mettait en maillot de bain.
C’est avec un plaisir évident qu’ils sont rentrés dans l’eau. Moment de détente et de plaisir qui réunit cette famille. Les yeux du grand père brillent de satisfaction de voir son fils et son petit fils nager et rire ensemble.
Ce soir je vais participer à une émission de radio ayant pour thème : ma fille n’est pas ma fille. La scène que j’ai sous les yeux me pousse à penser que ce qui compte vraiment dans la vie, c’est moins les liens du sang que le bonheur d’être capable d’apprécier les moments de vie que nous partageons. L’amour qui brille dans le regard du grand père me rappel une phrase lue récemment dans une bande dessinée : « L’important, ce n’est pas d’où tu viens, mais la force de l’amour qui unie tous les membres de ta famille.»

Bon je cesse mes circonvolutions.

Le plan d’eau est magnifique, pas trop fréquenté et la prochaine fois je prends mon maillot de bain pour profiter de cette eau claire !
Incroyable de se trouver à la fois si proche et si loin d’Adam dans ce cadre verdoyant ou la nature reprend ses droits.
Une cure de verdure et d’eau fraîche !
Merci les arbre, merci l'eau, merci le soleil.
Décidément dès qu'il y a du soleil, ce pays est merveilleux.

jeudi 19 juillet 2007

Enigme du jour

Qui pourrait m'expliquer à quoi servent les deux "hélices" qui tournent ?

L'art de la rue invité dans la maison