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lundi 22 juin 2009

Au revoir, Catherine ! 21 juin !

Sur l’air du tourbillon

Elle a une casquette
Qui est toute violette
Elle a des lunettes
Et plein d’bicyclettes
Elle raconte Winnie
Plein de fantaisie
Ou Emilie Jolie…

Refrain :
Mais oui, mais oui, ça c’est Catherine
Et c’est not’grand’ copine,
On a passé des bons moments
Et on s’en souviendra longtemps (Bis)

Elle fait des images
Et plein d’bricolage
C’est vrai qu’à son âge
Elle est toujours sage
On cherche Charly
Aussi Félicie
Ou Emilie Jolie…

On fait des chatouilles
Qu’il pleuve ou qu’il mouille
Dans le bain on touille
Savon sur la bouille
On mange des fruits
« Cherche et trouve » on lit
Ou Emilie Jolie…

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Comme tu va nous manquer
Alors c'est vrai
T'es décidée ? La
Hollande va pas te manquer ?
Et les Pyrénnées.
Racontes nous comment c'est...
Incroyable! C'est vrai!
Nous on va rester
Et on t'oubliera Jamais !!!!

vendredi 22 mai 2009

Détour Pyrénéen

Incompatibilité
Tout là-haut, tout là-haut, loin de la route sûre,
Des fermes, des vallons, par delà les coteaux,
Par delà les forêts, les tapis de verdure,
Loin des derniers gazons foulés par les troupeaux,

On rencontre un lac sombre encaissé dans l'abîme
Que forment quelques pics désolés et neigeux ;
L'eau, nuit et jour, y dort dans un repos sublime,
Et n'interrompt jamais son silence orageux.

Dans ce morne désert à l'oreille incertaine
Arrivent par moments des bruits faibles et longs,
Et des échos plus morts que la cloche lointaine
D'une vache qui paît aux penchants des vallons.

Sur ces monts où le vent efface tout vestige,
Ces glaciers pailletés qu'allume le soleil,
Sur ces rochers altiers où guette le vertige,
Dans ce lac où le soir mire son teint vermeil.

Sous mes pieds, sur ma tête et partout, le silence,
Le silence qui fait qu'on voudrait se sauver,
Le silence éternel et la montagne immense,
Car l'air est immobile et tout semble rêver.
On dirait que le ciel, en cette solitude,
Se contemple dans l'onde, et que ces monts, là-bas,
Écoutent recueillis, dans leur grave attitude,
Un mystère divin que l'homme n'entend pas.

Et lorsque par hasard une nuée errante
Assombrit dans son vol le lac silencieux,
On croirait voir la robe ou l'ombre transparente
D'un esprit qui voyage et passe dans les cieux.

Charles BAUDELAIRE, Poésies diverses, 1838

mardi 18 novembre 2008

La prière Brassens/Jammes

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent :
Je vous salue, Marie

Par les gosses battus par l'ivrogne qui rentre,
Par l'âne qui reçoit des coup de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié,
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée,
Par le fils dont la mère a été insultée :
Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids,
S'écrie: " Mon Dieu ! " Par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène;
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne :
Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le Monde,
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe,
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains,
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins :
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri,
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid,
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée,
Par le baiser perdu par l'amour redonné,
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie :
Je vous salue, Marie.

Brassens a repris la même mélodie que sur le poème d'Aragon, "Il n'y a pas d'amour heureux". Il explique qu'au XIXème siècle circulaient des mélodies de base sur lesquels les chanteurs pouvaient faire coller les paroles qu'ils avaient composées. Ces mélodies passe-partout s'appelaient des "timbres". Ils ont été utilisés jusque dans les années 50 en France.Brassens cherchait à ressusciter cette tradition. Mais la critique lui sert un "Qui c'est ce flemmard qui nous sert deux chansons sur le même air?" ayant pour conséquence de dissuader Brassens de recommencer ! La critique, mais la critique constructive s'il vous plais !

Jammes était chrétien. Brassens était loin d'être un fervent catholique, mais il a choisi de chanter une prière. Le dernier couplet est écrit par Brassens. Il prend le contre pieds de Jammes et illumine la prière du bonheur retrouvé.
Deux esprits, deux pensées qui se rejoignent dans un même poème.
Merci

samedi 27 septembre 2008

Vagabondage


Petit poucet rêveur
Je flâne dans les rues d’Amsterdam
Oh combien de ponts, combien de canaux
J’ai franchi à vélo

Pas un reflet,
pas une courbure d’eau
Qui ne touche mon âme
Qui ne parle à mon cœur.

samedi 12 avril 2008

Marcher


Marcher quand la pluie tombe drue
Marcher quand les camions te frôlent
Marcher quand le soleil fait fuir la moindre goutte d’eau
Marcher quand la boue colle à tes chaussures
Marcher quand ta tête bourdonne
Marcher quand le souffle manque
Marcher quand la fatigue plombe le pas
Marcher quand tu te demandes pourquoi

Marcher dans le parfum de l’herbe sèche
Marcher dans la fraicheur de la nuit
Marcher dans les pas d’un autre
Marcher dans l’odeur des pins surchauffés
Marcher dans le village encore endormi
Marcher dans le silence de l’aube
Marcher dans la prière à chaque pas
Marcher dans la lumière du soleil, en sortant de l’ombre
Marcher dans la force d’un orage

Marcher grâce à une main qui se tend
Marcher grâce à cette ultime énergie, goutte de foi
Marcher grâce au plaisir de partager
Marcher grâce à ce rire d’enfant
Marcher grâce à l’amitié qui te soutient
Marcher grâce à la beauté qui transcende tout
Marcher grâce à la musique qui anime ton esprit

Marcher sans la peur qui tord les entrailles
Marcher sans boussole autre que ton âme
Marcher sans angoisse pour demain
Marcher sans jugement
Marcher sans richesse autre que toi
Marcher sans masque

Marcher pour accueillir une aube nouvelle
Marcher pour chanter ta joie
Marcher pour te sentir à nouveau pèlerin
Marcher pour apprendre de la vie
Marcher pour rencontrer
Marcher pour offrir ce que tu as de meilleur
Marcher pour être ouvert au monde
Marcher pour retrouver la plénitude d’être vivant
Marcher pour grandir un peu chaque jour
Marcher pour chercher qui tu es
Marcher pour construire
Marcher pour remercier d’être là

Marcher avec confiance
Marcher avec foi
Marcher avec acceptance
Marcher avec intention
Marcher avec joie
Marcher avec curiosité
Marcher avec courage
Marcher avec enthousiasme
Marcher avec bienveillance
Marcher avec persévérance

Peut être marcher avec Amour ?

Marcher…

mardi 12 février 2008

A ceux qui m'ont donnés la vie !


J'emprunte mes mots à Florent Pany, 1990, "merci"
Sept aout dix neuf cent soixante six
Maternité des berceaux, minuit moins le quart
T'arrives sur cette terre
Tu n'y vois pas bien clair
Ils viennent de te donner la vie
Merci, A tous les deux
T'as pas toujours été très calme comme enfant
C'est sûr t'as pas toujours été très reposant
Mais eux ils ont su rire
Et ils ont su grandir
Et ils ont su comprendre en même temps qu'toi
Merci Pour ça
C'est vrai qu'l'école et toi c'était pas la folie
Plusieurs établissements t'ont aidé à murir
C'était pas toujours facile
Mais y a d'autres parents
Qu'ont fait flipper des gosses
Pas eux
Merci Pour ça aussi
Quatorze ans et tu dévales en montagne
Et ils t'ont laissés du temps pour grandir, malgre c'qu'on leur a dit
Ils t'ont laissé risquer
Et ils t'ont fait confiance
Tu n'les as pas trahi, et aujourd'hui
Mille fois Merci
Car aujourd'hui tu vis toujours grâce à eux deux
Car aujourd'hui tu te déclares une femme heureuse
C'est à eux qu'tu le dois
Ça c'est pas fait comme ça
Mais ils avaient la foi, la foi en toi
Merci pour ça
On me traitera de démago certainement
On se moquera "dis merci à papa-maman"
Mais tout ça on s'en fout
Ce qui compte après tout
C'est que je puise graver dans ma vie
Ces quelques mots
je vous aime".

samedi 17 novembre 2007

Aragon célèbre les maisons Hollandaises


Les maisons de Hollande ont
le coeur traversé de lumière
Si bien que la tête la première
Sans pudeur nous y regardons

Les cactus et les plantes vertes
La faïence et l'argenterie
Toutes choses de rêveries
Qui nous sont à la vitre offertes
(...)
Je suis cette ouverte demeure
Où plongent passant les passants
On m'y voit l'autre et l'un versants
Et mes secrets et mes rumeurs

Mais qu'y peut-on lire sinon
Ce qui m'habite et qui me hante
Ce qui me trouble et que je chante
Ecrit partout partout ton nom....

Aragon

samedi 23 juin 2007